Le « FADA » de Roubion, comme ils disent

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Il existe ! Un trésor de l’art singulier. Et comme la majorité des artistes qui sont assimilés à cette forme d’art, il ne se reconnaît pas comme tel.
En 2014, j’ai commencé à photographier les façades de sa maison et depuis, chaque année, je continue. Cette semaine enfin, j’ai croisé ce Michel, à l’arrache, en voiture, j’ai essayé de lui parler sur la route, de l’approcher, malgré les paroles dissuasives qui traduisaient des a priori parfois hostiles de quelques habitants. Alors, l’apercevant au loin et devinant que c’était lui « le fada », j’ai freiné, suis sortie de ma voiture. Il était avec son chien, ses pompes de montagnard, son sac et son bâton de marche. Des yeux clairs et un sourire en coin, doux.
Je lui dis combien j’admire ce « travail » depuis le début, les gravures / graffitis, les installations et il semblait touché. Je lui dis que je pense au Facteur Cheval et que…
Il dit : « non, pas facteur cheval ».
Je lui demande : » ce sont des installations, de la peinture etc ? « 
Il dit: « non, c’est de la littérature ».
Il a raison. C’est un livre à coeur ouvert. C’est sa vie qu’il écrit, qu’il grave, montre, recrée sur les murs de sa maison avec des objets de son quotidien à la montagne, des objets de récupérations ou plus simplement de son ordinaire qui ne fonctionne plus comme un radiateur qui avait rendu l’âme et suscité sa colère.